RÉTROSPECTIVE AKIRA KUROSAWA - TOSHIRO MIFUNE

(En 11 films)

Un film de Akira KUROSAWA | Drame | Japon | 1948-1965 | N&B

Retour en 11 films sur l'une des collaborations les plus mythiques de l'histoire du cinéma !
L'Ange ivre, Chien enragé, Vivre dans la peur, Le Château de l'araignée, Les Bas-Fonds, La Forteresse cachée, Les Salauds dorment en paix, Yojimbo, Sanjuro, Entre le ciel et l'enfer, Barberousse.
Au cinéma le 17 avril 2019 en versions restaurées
 
« Nous avons fait partie de l’âge d’or du cinéma japonais ensemble.
Quand je repense à chacun de mes films, je sais que je n’aurais pu
les faire sans [Toshiro Mifune].»  Akira KUROSAWA
 
Comme John Wayne et John Ford ou Martin Scorsese et Robert De Niro, le duo Akira Kurosawa et Toshiro Mifune est entré dans la légende du septième art. C’est au lendemain de la guerre que les deux hommes se rencontrent, lors d’un immense casting organisé par les studios Toho afin de repérer les stars japonaises de demain. Leur première collaboration se fera l’année suivante, en 1948, avec L’Ange ivre. Le charisme de Mifune est tel qu’il parvient presque à éclipser son partenaire, le pourtant surdoué Takashi Shimura. Dès lors, le réalisateur et son protégé ne se quitteront plus, tournant jusqu’en 1965 pas moins de seize films, parmi lesquels les plus grands classiques du cinéma japonais – et plus largement du cinéma mondial. Chacun s’épanouira au contact de l’autre, en une symbiose totale : Kurosawa s’essaiera à tous les genres, toujours avec succès (la fresque historique avec La Forteresse cachée, le drame intimiste avec Vivre dans la peur, ou le film noir avec Les Salauds dorment en paix), tandis que Mifune fera preuve de son talent d’acteur en
déployant toute l’étendue de jeu, de l’inspecteur fougueux de L’Ange ivre au médecin humaniste de

Barberousse, en passant par le samouraï bourru de Yojimbo et Sanjuro. C’est d’ailleurs grâce Kurosawa que Mifune obtiendra par deux fois le Prix du meilleur acteur au Festival de Venise – pour Yojimbo en 1961 et Barberousse en 1965. Ensemble, ces deux-là auront influencé le cinéma et la culture populaire mondiale : la preuve en 11 films à (re)découvrir en version restaurée !
 
        
        
Réalisateur
Rainer Werner FASSBINDER

Akira KUROSAWA

 
Né en 1910, Akira Kurosawa est l’un des cinéastes japonais les plus acclamés du XXe siècle, dont l’impressionnante carrière a donné naissance à un florilège de chefs-d’oeuvre puissants et indémodables. En cinquante ans, le cinéaste a touché à tous les genres : le film d’action, la fresque historique, le film noir, le drame intimiste… Grand connaisseur de la littérature occidentale, il a également transposé de nombreux auteurs à l’écran : de Shakespeare (Le Château de l’Araignée) à Maxime Gorki (Les Bas-Fonds), en passant par Ed McBain (Entre le ciel et l’enfer).
C’est à l’âge de 25 ans que Kurosawa entre à la Toho – alors appelée Photo Chemical Laboratories – où il occupe dans un premier temps le poste d’assistant-réalisateur. Il y réalise son premier film, La Légende du grand judo, huit ans plus tard. Dès lors, sa filmographie se fait en grande partie au sein de ces célèbres studios japonais, et il finira par être son réalisateur emblématique.
Kurosawa a été l’un des plus importants ambassadeurs japonais à l’étranger car son oeuvre est de fait indissociable de son pays. Ses films sont de formidables témoignages sur le Japon – aussi bien médiéval (Qui marche sur la queue du tigre…) que contemporain (Vivre dans la peur) – dans lesquels le cinéaste fait preuve d’un regard empreint d’humanisme, mais néanmoins critique, sur la société nippone. Son art du réalisme visionnaire fait de Kurosawa rien de moins qu’un double cinématographique de Dostoïevski, l’une de ses principales références littéraires. Cinéaste influencé par la culture occidentale, il finira par l’influencer à son tour ; Martin Scorsese, Clint Eastwood, George Lucas… de grands réalisateurs d’aujourd’hui vouent un culte à son oeuvre.