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MAISON DE LA MORT, LA

(The Old Dark House)

Un film de James WHALE | Fantastique | États-Unis | 1932 | 72mn | N&B | 1.37

Alors qu’ils traversent une région isolée du pays de Galles, M. et Mme Waverton et leur ami Philip sont pris dans une terrible tempête. Ils trouvent refuge dans une vieille demeure tenue par Rebecca Femm et son frère Horace, secondés par Morgan, leur étrange majordome muet et défiguré. Un peu plus tard dans la soirée, deux autres visiteurs viennent à leur tour demander l’hospitalité : Sir William Porterhouse et son amie Gladys Duquesne. À mesure que la nuit s’installe, l’atmosphère se fait de plus en plus pesante entre les hôtes et leurs invités. Le terrible secret de cette demeure est alors sur le point d’être révélé !

Au cinéma le 25 septembre 2019 en version restaurée 4K

 

UNE PERLE RARE DU CINÉMA D’ÉPOUVANTE

 PAR LE RÉALISATEUR DE "FRANKENSTEIN" ET "L'HOMME INVISIBLE"

 

En 1931 se produit une véritable révolution dans le paysage cinématographique mondial avec la sortie du film Frankenstein, produit par Universal, réalisé par James Whale et interprété par Boris Karloff. Suite à cet énorme succès, la même équipe se retrouve un an plus tard pour un nouveau chef-d’oeuvre de l’horreur, La Maison de la mort – également connu en France sous le titre Une soirée étrange. Troquant cette fois le fantastique pour le gothique, La Maison de la mort est un subtil mélange de drame, de frisson et d’humour noir, distillant tout du long une atmosphère d’angoisse, voire de folie.
Le film est adapté du roman Dans la nuit écrit par J.B. Priestley en 1928, auteur anglais aujourd’hui oublié, mais qui jouit jusque dans les années 1950 d’une relative notoriété. Pour transposer à l’écran ce récit de « maison hantée », Universal va, comme à son habitude, recruter ses meilleurs techniciens, ne choisissant que des pointures dans leur domaine : le directeur de la photographie Arthur Edeson (à qui l’on doit les futurs Casablanca ou Le Faucon maltais), le chef décorateur Charles D. Hall (Le Fantôme de l’opéra, À l’Ouest rien de nouveau) ou Jack Pierce, génie du maquillage (Dracula, Frankenstein). Côté casting, le film n’est pas en reste : l’inoubliable Boris Karloff côtoie les grands Melvyn Douglas (Ninotchka), Charles Laughton – dans sa première apparition américaine avant ses rôles dans La Vie privée d’Henry VIII ou Les Révoltés du Bounty –, ou encore l’actrice Gloria Stuart – rendue célèbre soixante-cinq ans plus tard pour son rôle de Rose âgée dans Titanic.
Point central de l’intrigue, cette « maison de la mort » est également le moteur des interactions entre les personnages, laissant libre court à toutes les déviances. Les invités se livreront pour certains à un marivaudage à la sauce macabre – le film a été tourné durant la période pré-Code, beaucoup plus souple en matière de censure. Quant aux hôtes de cette demeure, ce sont de véritables freaks avant l’heure, qui évoqueront chez le spectateur la famille de reclus de Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper ou les convives excentriques de The Rocky Horror Picture Show de Jim Sharman.
Près de quatre-vingt-dix ans plus tard, La Maison de la mort prouve son statut de modèle indétrônable du film d’épouvante, à contempler pour la première fois dans sa sublime restauration 4K !
Réalisation : James WHALE
Scénario : Benn W. LEVY
Avec : Boris KARLOFF, Melvyn DOUGLAS et Charles LAUGHTON
Musique : Bernhard KAUN
Montage : Clarence KOLSTER
Directeur de la photographie : Arthur EDESON

Producteurs : Carl LAEMMLE JR.

Production : UNIVERSAL PICTURES