Un film de Douglas SIRK | Petits-prix | Allemagne | 1935/1937 | 78mn
« C'est avec ses secrets allemands que le cinéaste fit
l'un des plus beaux cinémas américains. »
LIBÉRATION
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- La Fille des Marais
- Les Piliers de la société
- Paramatta, bagne de femmes
- La Habanera

Né en 1897 à Hambourg, Hans Detlef Sierck passe son enfance au Danemark, puis revient en Allemagne à l’adolescence. Il y fait des études de droit, de philosophie et d’histoire de l’art, qu’il parvient à financer grâce à un emploi au Théâtre de Hambourg. Rapidement, il abandonne ses études pour le théâtre au début des années vingt, et commence une carrière de metteur en scène prometteuse. Ses positions fortement critiquées face à la montée du nazisme, chacun de ses projets se révèlent curieusement compliqués à réaliser, ce qui le pousse à abandonner le théâtre et à accepter un poste à la UFA en 1934.
Après plusieurs courts métrages, il réalise en 1935 son premier long métrage, April April, une comédie burlesque, suivi de près par Das Mädchen vom Moorhof (La Fille des Marais), son premier grand mélodrame. En 1936, il est nommé producteur et metteur en scène du théâtre de Berlin, mais poursuit en parallèle sa carrière de cinéaste avec le film musical et en costumes Das hofkonzert (La chanson du souvenir). L’année suivante, il réalise les deux films les plus importants de sa carrière allemande, assurant définitivement sa renommée, Zu neuen Ufern (Paramatta, bagne de femmes) et La Habanera. Cette même année, bien que débordant de projets et de propositions venant du IIIe Reich, Sierck décide de rompre son contrat avec la UFA et de quitter l’Allemagne nazie pour l’Italie, puis la Suisse. Durant son séjour, il tourne Accord final pour un producteur indépendant, qu’il signe I.R. Bay pour éviter les démêlés judiciaires. Après un passage à Rotterdam où il met en scène Boefje, il part pour les Etats Unis en 1939 et s’installe dans une ferme jusqu’en 1943. Ayant changé son nom en Douglas Sirk, sa carrière cinématographique américaine débute avec le projet indépendant Hitler’s Madman, qui lui vaut d’être remarqué par Hollywood et de pouvoir signer des projets personnels. Il signe ainsi Summer Storm (L’aveu, 1944), A Scandal in Paris (Scandale à Paris, 1946) et Lured (Des filles disparaissent, 1947), dont on met en évidence le caractère européen, puisque que chacun d’entre eux se déroulent sur le Vieux Continent.
À partir de 1950, Sirk entame sa période la plus prolifique de son parcours chez Universal. Le cinéaste réalise une trilogie de comédies axées sur le couple dont No Room for the Groom (1952), suivie d’une deuxième plus nostalgique et musicale, sur la vie en province, qui révèle son talent de coloriste. En 1953, il marque ses débuts dans le mélodrame avec All I Desire, genre dont il ne tarde pas à devenir le maître. En effet, à l’exception du film d’aventure Captain Lightfoot (Capitaine Mystère) tous ses films suivants appartiennent au genre du mélodrame, dans lequel il se démarque en assimilant les bouleversements de ses personnages aux couleurs présentes dans ses films, et par l’emploi symbolique des décors. Si ses films ne sont pas reconnus par la critique, Magnificent Obsession (Le Secret Magnifique, 1954), Imitation of Life (Le Mirage de la vie, 1959), All That Heaven Allows (Tout ce que le ciel permet, 1954) permettent au cinéaste de conquérir les faveurs du public. Il parvient à mener l’émotion des spectateurs au sommet grâce à ses personnages victimes de la fatalité, aliénés, mais qui n’abandonnent jamais car chez Sirk, tout est possible.
À la fin des années cinquante, il est contraint d’abandonner plusieurs projets en raison de son état de santé. Il s’installe en Suisse, où il reprend la mise en scène pour le théâtre et quelques courts métrages, dont un qu’il codirige avec Rainer Werner Fassbinder. Il décède en 1987, période à laquelle ses contemporains et critiques redécouvrent son œuvre qu’ils situent désormais parmi les classiques hollywoodiens.
Cinéaste américain d’origine allemande, Sirk a tenté tout au long de sa carrière d’apporter une touche personnelle aux films que les majors lui imposaient. Ayant de cette manière réussi à imprimer sa signature singulière à ses films, il est aujourd’hui avant tout considéré comme un coloriste délicat et un cinéaste qui a amené une délicate stylisation significative au genre du mélodrame.
FILMOGRAPHIE SELECTIVE
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3 DVD 9 – NOUVEAUX MASTERS RESTAURÉS
Versions Originales Sous-Titres Français Format 1.33 respecté – 4/3 – N&B Durée des Films : 78 mn / 78 mn / 98 mn / 93 mn |
34,99 € |


