COFFRET 2 COMÉDIES DE DOUGLAS SIRK

COFFRET 2 COMÉDIES DE DOUGLAS SIRK
 

Un film de Douglas SIRK | Petits-prix | États-Unis | 1952 | 85mn

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Deux grandes comédies sophistiquées dans lesquelles Douglas Sirk multiplie quiproquos et dialogues étincelants. Le cinéaste s'approprie les thèmes de l'Amérique provinciale où prohibition et effort de guerre sèment la zizanie et dérèglent la vie bien rangée de couples  sans histoire et de gens bien tranquilles. Avec Qui donc a vu ma  belle ? et No Room For the Groom, Douglas Sirk marque de son style la comédie hollywoodienne en brossant des chroniques de société qui annoncent ses grands mélodrames comme Tout ce que le ciel permet.

 


 

 

 

Réalisateur
Douglas  SIRK

Douglas SIRK


Né en 1897 à Hambourg, Hans Detlef Sierck passe son enfance au Danemark, puis revient en Allemagne à l’adolescence. Il y fait des études de droit, de philosophie et d’histoire de l’art, qu’il parvient à financer grâce à un emploi au Théâtre de Hambourg. Rapidement, il abandonne ses études pour le théâtre au début des années vingt, et commence une carrière de metteur en scène prometteuse. Ses positions fortement critiquées face à la montée du nazisme, chacun de ses projets se révèlent curieusement compliqués à réaliser, ce qui le pousse à abandonner le théâtre et à accepter un poste à la UFA en 1934.


Après plusieurs courts métrages, il réalise en 1935 son premier long métrage, April April, une comédie burlesque, suivi de près par Das Mädchen vom Moorhof (La Fille des Marais), son premier grand mélodrame. En 1936, il est nommé producteur et metteur en scène du théâtre de Berlin, mais poursuit en parallèle sa carrière de cinéaste avec le film musical et en costumes Das hofkonzert (La chanson du souvenir). L’année suivante, il réalise les deux films les plus importants de sa carrière allemande, assurant définitivement sa renommée, Zu neuen Ufern (Paramatta, bagne de femmes) et La Habanera. Cette même année, bien que débordant de projets et de propositions venant du IIIe Reich, Sierck décide de rompre son contrat avec la UFA et de quitter l’Allemagne nazie pour l’Italie, puis la Suisse. Durant son séjour, il tourne Accord final pour un producteur indépendant, qu’il signe I.R. Bay pour éviter les démêlés judiciaires. Après un passage à Rotterdam où il met en scène Boefje, il part pour les Etats Unis en 1939 et s’installe dans une ferme jusqu’en 1943. Ayant changé son nom en Douglas Sirk, sa carrière cinématographique américaine débute avec le projet indépendant Hitler’s Madman, qui lui vaut d’être remarqué par Hollywood et de pouvoir signer des projets personnels. Il signe ainsi Summer Storm (L’aveu, 1944), A Scandal in Paris (Scandale à Paris, 1946) et Lured (Des filles disparaissent, 1947), dont on met en évidence le caractère européen, puisque que chacun d’entre eux se déroulent sur le Vieux Continent.


À partir de 1950, Sirk entame sa période la plus prolifique de son parcours chez Universal. Le cinéaste réalise une trilogie de comédies axées sur le couple dont No Room for the Groom (1952), suivie d’une deuxième plus nostalgique et musicale, sur la vie en province, qui révèle son talent de coloriste. En 1953, il marque ses débuts dans le mélodrame avec All I Desire, genre dont il ne tarde pas à devenir le maître. En effet, à l’exception du film d’aventure Captain Lightfoot (Capitaine Mystère) tous ses films suivants appartiennent au genre du mélodrame, dans lequel il se démarque en assimilant les bouleversements de ses personnages aux couleurs présentes dans ses films, et par l’emploi symbolique des décors. Si ses films ne sont pas reconnus par la critique, Magnificent Obsession (Le Secret Magnifique, 1954), Imitation of Life (Le Mirage de la vie, 1959), All That Heaven Allows (Tout ce que le ciel permet, 1954) permettent au cinéaste de conquérir les faveurs du public. Il parvient à mener l’émotion des spectateurs au sommet grâce à ses personnages victimes de la fatalité, aliénés, mais qui n’abandonnent jamais car chez Sirk, tout est possible.

À la fin des années cinquante, il est contraint d’abandonner plusieurs projets en raison de son état de santé. Il s’installe en Suisse, où il reprend la mise en scène pour le théâtre et quelques courts métrages, dont un qu’il codirige avec Rainer Werner Fassbinder. Il décède en 1987, période à laquelle ses contemporains et critiques redécouvrent son œuvre qu’ils situent désormais parmi les classiques hollywoodiens.


Cinéaste américain d’origine allemande, Sirk a tenté tout au long de sa carrière d’apporter une touche personnelle aux films que les majors lui imposaient. Ayant de cette manière réussi à imprimer sa signature singulière à ses films, il est aujourd’hui avant tout considéré comme un coloriste délicat et un cinéaste qui a amené une délicate stylisation significative au genre du mélodrame.

 

FILMOGRAPHIE SELECTIVE


 

 

COFFRET 2 COMÉDIES DE DOUGLAS SIRK

COFFRET 2 COMÉDIES DE DOUGLAS SIRK

 

2 DVD 9 – NOUVEAUX MASTERS RESTAURÉS

Versions Originales

Sous-Titres Français

Format 1.33 respecté – 4/3 – Couleurs et Noir & Blanc


DVD 1 - Qui donc a vu ma  belle ?

 

 

SUPPLÉMENTS :

. La comédie humaine de Douglas Sirk (27 mn)

Une analyse des chroniques américaines de Douglas Sirk, le style des comédies et la filiation avec les mélodrames par Pierre Berthomieu, spécialiste du cinéma hollywoodien.

. Plaisirs sur le plateau (29 mn)

Piper Laurie et Gigi Perreau évoquent leurs débuts de carrière et le tournage de la première comédie de Douglas Sirk en Technicolor.

. Bande-annonce


DVD 2 - No Room For the Groom

SUPPLÉMENTS

 

. Souvenirs de groom (11 mn)

Avec nostalgie et générosité, Tony Curtis se souvient de ses débuts devant la caméra et du tournage du film aux côtés de Piper Laurie et Douglas Sirk.

. Fille d’Ève (12 mn)

Piper Laurie évoque son partenaire Tony Curtis et les problèmes sur le plateau du film No Room For the Groom.

24,99 €

 

 

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