COFFRET DOUGLAS SIRK, PARTIE 1
 

Un film de Douglas SIRK | Drame | États-Unis | 1954/1955/1958/1959 | 103mn

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4 chefs-d’œuvre intemporels du mélodrame hollywoodien dans lesquels Douglas Sirk peint avec sensibilité des portraits de femmes fragiles et passionnées. Ici, le cinéaste affirme un goût de l’artifice et des reflets qui transcende le quotidien dans un torrent de lyrisme et de magie où l’homme et la nature communient.


 

 

 

Réalisateur
Douglas  SIRK

Douglas SIRK


Né en 1897 à Hambourg, Hans Detlef Sierck passe son enfance au Danemark, puis revient en Allemagne à l’adolescence. Il y fait des études de droit, de philosophie et d’histoire de l’art, qu’il parvient à financer grâce à un emploi au Théâtre de Hambourg. Rapidement, il abandonne ses études pour le théâtre au début des années vingt, et commence une carrière de metteur en scène prometteuse. Ses positions fortement critiquées face à la montée du nazisme, chacun de ses projets se révèlent curieusement compliqués à réaliser, ce qui le pousse à abandonner le théâtre et à accepter un poste à la UFA en 1934.


Après plusieurs courts métrages, il réalise en 1935 son premier long métrage, April April, une comédie burlesque, suivi de près par Das Mädchen vom Moorhof (La Fille des Marais), son premier grand mélodrame. En 1936, il est nommé producteur et metteur en scène du théâtre de Berlin, mais poursuit en parallèle sa carrière de cinéaste avec le film musical et en costumes Das hofkonzert (La chanson du souvenir). L’année suivante, il réalise les deux films les plus importants de sa carrière allemande, assurant définitivement sa renommée, Zu neuen Ufern (Paramatta, bagne de femmes) et La Habanera. Cette même année, bien que débordant de projets et de propositions venant du IIIe Reich, Sierck décide de rompre son contrat avec la UFA et de quitter l’Allemagne nazie pour l’Italie, puis la Suisse. Durant son séjour, il tourne Accord final pour un producteur indépendant, qu’il signe I.R. Bay pour éviter les démêlés judiciaires. Après un passage à Rotterdam où il met en scène Boefje, il part pour les Etats Unis en 1939 et s’installe dans une ferme jusqu’en 1943. Ayant changé son nom en Douglas Sirk, sa carrière cinématographique américaine débute avec le projet indépendant Hitler’s Madman, qui lui vaut d’être remarqué par Hollywood et de pouvoir signer des projets personnels. Il signe ainsi Summer Storm (L’aveu, 1944), A Scandal in Paris (Scandale à Paris, 1946) et Lured (Des filles disparaissent, 1947), dont on met en évidence le caractère européen, puisque que chacun d’entre eux se déroulent sur le Vieux Continent.


À partir de 1950, Sirk entame sa période la plus prolifique de son parcours chez Universal. Le cinéaste réalise une trilogie de comédies axées sur le couple dont No Room for the Groom (1952), suivie d’une deuxième plus nostalgique et musicale, sur la vie en province, qui révèle son talent de coloriste. En 1953, il marque ses débuts dans le mélodrame avec All I Desire, genre dont il ne tarde pas à devenir le maître. En effet, à l’exception du film d’aventure Captain Lightfoot (Capitaine Mystère) tous ses films suivants appartiennent au genre du mélodrame, dans lequel il se démarque en assimilant les bouleversements de ses personnages aux couleurs présentes dans ses films, et par l’emploi symbolique des décors. Si ses films ne sont pas reconnus par la critique, Magnificent Obsession (Le Secret Magnifique, 1954), Imitation of Life (Le Mirage de la vie, 1959), All That Heaven Allows (Tout ce que le ciel permet, 1954) permettent au cinéaste de conquérir les faveurs du public. Il parvient à mener l’émotion des spectateurs au sommet grâce à ses personnages victimes de la fatalité, aliénés, mais qui n’abandonnent jamais car chez Sirk, tout est possible.

À la fin des années cinquante, il est contraint d’abandonner plusieurs projets en raison de son état de santé. Il s’installe en Suisse, où il reprend la mise en scène pour le théâtre et quelques courts métrages, dont un qu’il codirige avec Rainer Werner Fassbinder. Il décède en 1987, période à laquelle ses contemporains et critiques redécouvrent son œuvre qu’ils situent désormais parmi les classiques hollywoodiens.


Cinéaste américain d’origine allemande, Sirk a tenté tout au long de sa carrière d’apporter une touche personnelle aux films que les majors lui imposaient. Ayant de cette manière réussi à imprimer sa signature singulière à ses films, il est aujourd’hui avant tout considéré comme un coloriste délicat et un cinéaste qui a amené une délicate stylisation significative au genre du mélodrame.

 

FILMOGRAPHIE SELECTIVE


 

 


8 DVD 9 - NOUVEAUX MASTERS RESTAURÉS

Versions Originales/ Versions françaises - Sous-titres français

Formats 1.33/ 1.85 et 2.35 respectés

4/3 et 16/9 compatible 4/3 - Couleurs


DVD 1 & 2 - Le Secret Magnifique


1/ LE FILM, INCLUS : BANDE-ANNONCE

2/ LES SUPPLÉMENTS :

. Éclats du mélodrame : À travers le miroir (32 mn)

Jean-Loup Bourget, historien du cinéma, revient sur la forme tragique des œuvres de Douglas Sirk, sur la politique des studios dans les années 50 et sur la création du mythe Rock Hudson.

. Le Secret magnifique par Philippe Le Guay (9 mn)

Un entretien avec le réalisateur de L’Année Juliette autour des thèmes du film.

. Le Secret magnifique (1935 – N&B; – 97 mn – VOSTF), un film de John M. Stahl

La première version du Secret magnifique, réalisée par John M. Stahl (Péché mortel) avec Robert Taylor et Irene Dunne.


DVD 3 & 4 - Tout ce que le ciel permet


3/ LE FILM, INCLUS : BANDE-ANNONCE

4/ LES SUPPLÉMENTS :

. Éclats du mélodrame : Filiations (15 mn)

Jean-Loup Bourget, historien du cinéma, évoque les figures contemporaines influencées par le cinéma de Douglas Sirk, de Rainer Werner Fassbinder à François Ozon en passant par Todd Haynes.

. La tendresse selon Sirk (15 mn)

Todd Haynes parle de sa fascination pour le cinéma de Rainer Werner Fassbinder et de la filiation qu’il entretient avec les mélodrames hollywoodiens de Douglas Sirk.

. Les films libèrent la tête (10 mn)

Tiré d’un recueil de textes écrits par Rainer Werner Fassbinder, une évocation du cinéma de Douglas Sirk à travers le film Tout ce que le ciel permet.

. Quand la peur dévore l’âme (2007 – 25 mn), un film-mix de François Ozon

Le réalisateur d'Angel mixe et met en parallèle les similitudes et différences entre Tout ce que le ciel permet de Sirk et Tous les autres s'appellent Ali de Fassbinder, pour créer un troisième film, objet hybride sur la contamination cinéphilique.

. Contract Kid (23 mn)

L’acteur William Reynolds revient sur sa carrière et sa collaboration avec Douglas Sirk.


DVD 5 & 6 - Le Temps d'aimer et le temps de mourir


5/ LE FILM, INCLUS : BANDE-ANNONCE

6/ LES SUPPLÉMENTS :

. Des larmes et de la vitesse (12 mn)

Le décryptage d’un texte phare de Jean-Luc Godard, véritable déclaration d’amour au film.

. Conversation avec Douglas Sirk (15 mn)

Tiré des entretiens dirigés par Jon Halliday, un témoignage du réalisateur sur l’aspect biographique du Temps d’aimer et le temps de mourir.

. Assis dans le noir (19 mn)

Wesley Strick, scénariste des Nerfs à vif de Martin Scorsese et auteur d’un roman relatif aux évènements peu connus de la vie de Douglas Sirk, révèle aussi les parallèles entre mélodrame et thriller.

. Mirage de la vie : Portrait de Douglas Sirk (1984 – 47 mn), un film de Daniel Schmid

Quatre ans avant sa disparition, un entretien rare et personnel avec le cinéaste Douglas Sirk sur l’ensemble de sa carrière.


DVD 7 & 8 - Mirage de la vie


7/ LE FILM, INCLUS : BANDE-ANNONCE

8/ LES SUPPLÉMENTS :

. Éclats du mélodrame : Stahl / Sirk (20 mn)

Jean-Loup Bourget, historien du cinéma, décrypte les codes du genre et compare la mise en situation des thématiques de Mirage de la vie dans ses deux versions.

. Mirage de la vie par Christophe Honoré (15 mn)

Le réalisateur des Chansons d’amour livre une réflexion singulière sur la place des personnages et sur la thématique de la vanité dans le film.

. Née pour être blessée (45 mn)

Sam Staggs, auteur d’essais sur Eve et Boulevard du crépuscule revient sur la genèse du film dans un ouvrage à paraître. Les résultats de ses recherches en exclusivité.

. Images de la vie (1934 – N&B; – 106 mn – VOSTF), un film de John M. Stahl

La première version de Mirage de la vie, réalisée par John M. Stahl (Les Clés du royaume) avec Claudette Colbert et Warren William.

. Bande-annonce (1934)

49,99 €

 

 

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