Un film de Douglas SIRK | Drame | États-Unis | 1953 | 76mn
Après dix ans d’absence, Naomi Murdoch, actrice à la carrière médiocre, revient dans sa petite ville de Riverdale pour voir sa fille se produire dans un spectacle théâtral scolaire. La jeune fille, qui ignore tout des multiples échecs de sa mère, voudrait lui ressembler. À son arrivée, Naomi constate que rien n’a changé. Bientôt, toute la ville parle de son retour…
« C’est probablement le constat le plus ironique jamais dressé par Sirk sur la vie de banlieue dans l’Amérique des années 50. »
Cinematic Reflections
Réalisation : Douglas SIRK
Scénario : James GUNN & Robert BLEES
Avec : Barbara STANWYCK, Richard CARLSON, Lyle BETTGER, Marcia HENDERSON, Lori NELSON, Maureen O’SULLIVAN, Richard LONG & Billy GRAY
Musique : Henri MANCINI & Herman STEIN
Directeur de la photographie : Carl E. GUTHRIE
Montage : Milton CARRUTH
Producteur : Ross HUNTER
Production : Universal International Pictures (UI)

Né en 1897 à Hambourg, Hans Detlef Sierck passe son enfance au Danemark, puis revient en Allemagne à l’adolescence. Il y fait des études de droit, de philosophie et d’histoire de l’art, qu’il parvient à financer grâce à un emploi au Théâtre de Hambourg. Rapidement, il abandonne ses études pour le théâtre au début des années vingt, et commence une carrière de metteur en scène prometteuse. Ses positions fortement critiquées face à la montée du nazisme, chacun de ses projets se révèlent curieusement compliqués à réaliser, ce qui le pousse à abandonner le théâtre et à accepter un poste à la UFA en 1934.
Après plusieurs courts métrages, il réalise en 1935 son premier long métrage, April April, une comédie burlesque, suivi de près par Das Mädchen vom Moorhof (La Fille des Marais), son premier grand mélodrame. En 1936, il est nommé producteur et metteur en scène du théâtre de Berlin, mais poursuit en parallèle sa carrière de cinéaste avec le film musical et en costumes Das hofkonzert (La chanson du souvenir). L’année suivante, il réalise les deux films les plus importants de sa carrière allemande, assurant définitivement sa renommée, Zu neuen Ufern (Paramatta, bagne de femmes) et La Habanera. Cette même année, bien que débordant de projets et de propositions venant du IIIe Reich, Sierck décide de rompre son contrat avec la UFA et de quitter l’Allemagne nazie pour l’Italie, puis la Suisse. Durant son séjour, il tourne Accord final pour un producteur indépendant, qu’il signe I.R. Bay pour éviter les démêlés judiciaires. Après un passage à Rotterdam où il met en scène Boefje, il part pour les Etats Unis en 1939 et s’installe dans une ferme jusqu’en 1943. Ayant changé son nom en Douglas Sirk, sa carrière cinématographique américaine débute avec le projet indépendant Hitler’s Madman, qui lui vaut d’être remarqué par Hollywood et de pouvoir signer des projets personnels. Il signe ainsi Summer Storm (L’aveu, 1944), A Scandal in Paris (Scandale à Paris, 1946) et Lured (Des filles disparaissent, 1947), dont on met en évidence le caractère européen, puisque que chacun d’entre eux se déroulent sur le Vieux Continent.
À partir de 1950, Sirk entame sa période la plus prolifique de son parcours chez Universal. Le cinéaste réalise une trilogie de comédies axées sur le couple dont No Room for the Groom (1952), suivie d’une deuxième plus nostalgique et musicale, sur la vie en province, qui révèle son talent de coloriste. En 1953, il marque ses débuts dans le mélodrame avec All I Desire, genre dont il ne tarde pas à devenir le maître. En effet, à l’exception du film d’aventure Captain Lightfoot (Capitaine Mystère) tous ses films suivants appartiennent au genre du mélodrame, dans lequel il se démarque en assimilant les bouleversements de ses personnages aux couleurs présentes dans ses films, et par l’emploi symbolique des décors. Si ses films ne sont pas reconnus par la critique, Magnificent Obsession (Le Secret Magnifique, 1954), Imitation of Life (Le Mirage de la vie, 1959), All That Heaven Allows (Tout ce que le ciel permet, 1954) permettent au cinéaste de conquérir les faveurs du public. Il parvient à mener l’émotion des spectateurs au sommet grâce à ses personnages victimes de la fatalité, aliénés, mais qui n’abandonnent jamais car chez Sirk, tout est possible.
À la fin des années cinquante, il est contraint d’abandonner plusieurs projets en raison de son état de santé. Il s’installe en Suisse, où il reprend la mise en scène pour le théâtre et quelques courts métrages, dont un qu’il codirige avec Rainer Werner Fassbinder. Il décède en 1987, période à laquelle ses contemporains et critiques redécouvrent son œuvre qu’ils situent désormais parmi les classiques hollywoodiens.
Cinéaste américain d’origine allemande, Sirk a tenté tout au long de sa carrière d’apporter une touche personnelle aux films que les majors lui imposaient. Ayant de cette manière réussi à imprimer sa signature singulière à ses films, il est aujourd’hui avant tout considéré comme un coloriste délicat et un cinéaste qui a amené une délicate stylisation significative au genre du mélodrame.
FILMOGRAPHIE SELECTIVE
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2 DVD 9 – NOUVEAU MASTER RESTAURÉ Version Originale Sous-Titres Français Format 1.33 respecté – 4/3 – Noir & Blanc
DVD 1 - LE FILM . BANDE-ANNONCE
DVD 2 - LES SUPPLÉMENTS . ALL I DESIRE PAR BOURGET & BERTHOMIEU (21 mn) Une conversation autour du film entre Jean-Loup Bourget, historien du cinéma, et Pierre Berthomieu, spécialiste du cinéma hollywoodien. . LE JEU NATUREL (25 mn) Quinze ans à l'époque, l'acteur Billy Gray se souvient du tournage du film et donne une analyse critique de son propre jeu.
. QUELQUES JOURS AVEC SIRK (1982/2008 – 60 mn), un film de Pascal Thomas et Dominique Rabourdin En 1982, Pascal Thomas (Mon petit doigt m’a dit…, L’Heure zéro) et Dominique Rabourdin, critique et réalisateur, dirigeaient un entretien avec le cinéaste pour l’émission phare Cinéma Cinémas. Vingt-six ans plus tard, ils se remémorent le tournage et leur rencontre avec Douglas Sirk, le tout agrémenté des repérages en Suisse précédant l’entretien, de rushes de tournage et de séquences entièrement inédites ! |
14,99 € |
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COFFRET DOUGLAS SIRK PARTIE 2 Une conversation autour du film entre Jean-Loup Bourget, historien du cinéma, et Pierre Berthomieu, spécialiste du cinéma hollywoodien. . LE JEU NATUREL (25 mn) Quinze ans à l'époque, l'acteur Billy Gray se souvient du tournage du film et donne une analyse critique de son propre jeu. . QUELQUES JOURS AVEC SIRK (1982/2008 – 60 mn) un film de Pascal Thomas et Dominique Rabourdin En 1982, Pascal Thomas (Mon petit doigt m’a dit…, L’Heure zéro) et Dominique Rabourdin, critique et réalisateur, dirigeaient un entretien avec le cinéaste pour l’émission phare Cinéma Cinémas. Vingt-six ans plus tard, ils se remémorent le tournage et leur rencontre avec Douglas Sirk, le tout agrémenté des repérages en Suisse précédant l’entretien, de rushes de tournage et de séquences entièrement inédites ! Une conversation autour du film entre Jean-Loup Bourget, historien du cinéma, et Pierre Berthomieu, spécialiste du cinéma hollywoodien. . TANT D’ANNÉES APRÈS… (23 mn) Pat Crowley et Gigi Perreau se remémorent leur collaboration avec Douglas Sirk et Barbara Stanwyck sur le tournage du film. . PERSPECTIVES SUR LA FAMILLE AMÉRICAINE (25 mn) La réalisatrice et icône du cinéma indépendant américain Allison Anders (Border Radio, Sugar Town et Four Rooms) révèle pourquoi Demain est un autre jour est son film de chevet et tire des parallèles entre le cinéma de Douglas Sirk et celui de Wim Wenders.
DVD 5 & 6 - Les Amants de Salzbourg 5/ LE FILM, inclus BANDE-ANNONCE 6/ LES SUPPLÉMENTS . LES AMANTS DE SALZBOURG PAR BOURGET & BERTHOMIEU (24 mn) Une conversation autour du film entre Jean-Loup Bourget, historien du cinéma, et Pierre Berthomieu, spécialiste du cinéma hollywoodien. . MEURS ET DEVIENS une analyse de Jean DOUCHET (2008 - 24 mn) Jean Douchet, historien du cinéma, montre comment Douglas Sirk a adapté le romantisme germanique cher à Goethe aux canons du cinéma hollywoodien à travers de nombreuses séquences de huit films du cinéaste. . AU-DELÀ DU MÉLODRAME (14 mn) La réalisatrice américaine Kathryn Bigelow (Aux frontières de l'aube, Point Break, Strange Days) explique comment elle a été influencée par le maître du mélodrame. . VEILLÉE D’AMOUR (1939 – N&B; – 88 mn – V.O.S.T.F.) un film de John M. Stahl La première version des Amants de Salzbourg, réalisée par John M. Stahl avec Irene Dunne et Charles Boyer.
DVD 7 & 8 - La Ronde de l’aube 7/ LE FILM inclus BANDE-ANNONCE 8/ LES SUPPLÉMENTS . LA RONDE DE L’AUBE PAR BOURGET & BERTHOMIEU (25 mn) Une conversation autour du film entre Jean-Loup Bourget, historien du cinéma, et Pierre Berthomieu, spécialiste du cinéma hollywoodien. . FAULKNER / SIRK : LA DÉFAULKNÉRISATION DE "PYLÔNE" (25 mn) Du roman de William Faulkner au mélodrame de Douglas Sirk, une étude de l’adaptation de Pylône par Marguerite Chabrol, enseignante à l’université Paris X. . LE CERCLE INFERNAL (29 mn) Bill Krohn, correspondant des Cahiers du cinéma à Los Angeles, évoque sa rencontre avec Douglas Sirk et livre une analyse détaillée du film La Ronde de l’aube. . PARLONS DU SPECTACLE (18 mn) L’acteur William Schallert se souvient de ses débuts et jette un regard sur son apparition aux côtés de Rock Hudson dans La Ronde de l’aube. . JOUER POUR DOUGLAS SIRK (22 mn) Diffusé sur la ZDF le 29 avril 1980. Douglas Sirk, Rock Hudson, Robert Stack, Dorothy Malone et le producteur Albert Zugsmith se souviennent des tournages d’Écrit sur du vent et La Ronde de l’aube. |






