RUE ROUGE, LA

RUE ROUGE, LA
(Scarlet Street)

Un film de Fritz LANG | Drame | États-Unis | 1945 | 98mn

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Caissier sans histoires et peintre à ses heures, Christopher Cross est marié à une femme qu'il n'aime pas vraiment. Il rencontre Kitty, qu'il croit sauver d'une agression et en tombe fou amoureux. Johnny, l’amant de celle-ci, l’incite à faire marcher Cross afin de lui soutirer de l'argent. Cross accepte malgré lui de louer un appartement à ses frais pour pouvoir y peindre tout en y logeant sa belle. Mais ce dernier est obligé de voler de l’argent tandis que de leur côté, Johnny et Kitty commencent à revendre ses tableaux à très bon prix…

Un an après La Femme au portrait, Fritz Lang réunit de nouveau le trio Edward G. Robinson - Joan Bennett - Dan Duryea et signe un nouveau classique du film noir. Remake de La Chienne de Jean Renoir, La Rue rouge permet au cinéaste de flirter lors de certaines séquences avec la comédie noire et de pousser un peu plus loin encore sa réflexion sur la folie et ses origines dans une allégorie sur l’art et la peinture toute aussi fascinante que tragique.


« Une des visions les plus sombres et torturées du pouvoir illusoire

de l’imagination produites par Hollywood. »

TIME OUT

Réalisation : Fritz LANG

Scénario : Dudley NICHOLS, d’après l’œuvre de Georges de La Fouchardière

Avec : Edward G. ROBINSON, Joan BENNETT, Dan DURYEA, Margaret LINDSAY, Jess BARKER, Rosalind IVAN & Arthur LOFT

Musique : Hans J. SALTER

Montage : Arthur HILTON

Directeur de la photographie : Milton KRASNER

Production : Fritz Lang Productions

Producteur : Fritz LANG

 

 

 

Réalisateur
Fritz LANG

Fritz LANG


Né à Vienne en 1890, Friedrich Christian Anton Lang se lance très tôt dans la peinture. De 1908 à 1913, il voyage à travers le monde, où il découvre l’Afrique du Nord, l’Extrême-Orient, l’Europe, mais également le cinéma. À la fin de son périple, il s’installe à Paris où il se sent de plus en plus attiré par l’art cinématographique, car il y voit un formidable moyen de reproduire le mouvement. Mais l’Allemagne et l’Autriche déclarant la guerre à la France, Lang est contraint de quitter Paris pour être incorporé dans l’armée autrichienne.


En 1917, à Berlin, il se lance dans l’écriture de scénarios qu’il propose au cinéaste et producteur Joe May. Lang est rapidement considéré comme un scénariste à part entière, en adéquation avec son temps. En 1919, il fait la connaissance du producteur Erich Pommer qui le fait entrer dans la Decla en tant que scénariste, puis en tant que metteur en scène. Lang signe ainsi son premier succès avec Spinnen (Les Araignées, 1919-1920), film qui annonce déjà son style, à savoir un montage cadencé et un travail important sur les éclairages.


Il devient un des cinéastes les plus importants d’Allemagne avec Der müde Tod (Les Trois lumières, 1921) puis avec le film expressionniste Dr Mabuse, der Spieler (Docteur Mabuse le joueur, 1922). En 1926, il réalise une des oeuvres majeures de sa filmographie et du cinéma, Metropolis, pour lequel il utilise des effets spéciaux spectaculaires et inédits. Il tourne son premier film parlant en 1931 avec M (M le maudit), que l’on peut voir comme une parabole du mouvement nazi. Le nazisme grandissant, le cinéaste réalise en 1933 une nouvelle aventure de Mabuse, Das Testament des Doctor Mabuse (Le Testament du Docteur Mabuse), qu’il présente « comme une allégorie pour montrer les procédés terroristes d’Hitler ». Le film est censuré en Allemagne par Goebbels, le  ministre de la propagande.

L’année suivante, Lang quitte le pays pour la France où il réalise Liliom pour Pommer, avant de partir pour Hollywood.


Aux Etats-Unis, Fritz Lang tourne une trilogie réaliste et sociale, composée de Furie sur le lynchage, You Live Only Once (J’ai le droit de vivre, 1937) sur un couple pourchassé par les autorités, et enfin You and Me (Casier Judiciaire, 1939) sur le vol. Il réalise également une série de films sur le nazisme dont Man Hunt (Chasse à l’homme, 1941), puis plusieurs films noirs dans lesquels il aborde le thème de la psychanalyse (Scarlet Street (La Rue rouge) 1945), ainsi que des mélodrames et des films à suspense.


À la fin des années cinquante, Fritz Lang rentre en Allemagne pour tourner un film d’aventure en deux parties, Der Tiger von Eschnapur (Le Tigre du Bengale, 1959) et Das indische Grabmal (Le Tombeau hindou, 1959). Il termine sa carrière en réalisant une suite de Mabuse en 1960, Die Tausend Augen von Doctor Mabuse (Le Diabolique Docteur Mabuse). Alors que la critique le considère comme « fini », les jeunes cinéphiles découvrent ses films américains. À la demande de Godard, il fait une apparition dans Le Mépris en 1963, dans lequel il incarne son propre rôle. La même année, il reçoit une récompense pour sa contribution au cinéma germanique par le German Film Awards. Il meurt en 1976 aux Etats-Unis, laissant derrière lui une filmographie jalonnée de films aujourd’hui considérés comme des chefs d’œuvre.


FILMOGRAPHIE SELECTIVE


 

 

DVD - RUE ROUGE, LA

DVD 9 – NOUVEAU MASTER RESTAURÉ

Version Originale

Sous-titres Français

Format 1.33 respecté – 4/3 – Noir & Blanc


LES SUPPLÉMENTS :

. La trivialité stylisée (28 mn)

À travers une comparaison détaillée entre La Rue rouge et La Chienne, Serge Chauvin, maître de conférences, analyse les différences entre la réalisation stylisée de Fritz Lang et le naturalisme du film de Jean Renoir.

. La restauration (3 mn)

Une comparaison du film La Rue rouge avant et après restauration.

. Bande-annonce d’époque incluant des images inédites du film

19,99 €

 

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