PRINTEMPS TARDIF

PRINTEMPS TARDIF
(Banshum)

Un film de Yasujiro OZU | Drame | Japon | 1949 | 108mn

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Noriko est la seule enfant de la famille à ne pas être mariée. Elle vit cependant heureuse avec son père mais ce dernier pense qu'il est grand temps pour elle de penser au mariage. Noriko est réticente à l'idée de laisser son père seul mais elle finit tout de même par accepter. Après un dernier séjour à Kyoto en compagnie de sa fille, le père finit par ressentir cette solitude que sa fille avait tant redoutée.

Élu Meilleur film de l’année 1949 par la critique japonaise, Printemps tardif inaugure la période la plus célèbre de l’œuvre d’Ozu, et impose définitivement son art et sa manière. On y retrouve ses fidèles interprètes, Chishu Ryu et Setsuko Hara.

Réalisateur : Yasujiro OZU

Scénario : Kazuo HIROTSU, Kogo NODA & Yasujiro OZU

Avec : Chishu RYU, Setsuko HARA, Yumeji TSUKIOKA

Musique : Senji ITÔ

Directeur de la photographie : Yuharu ATSUTA

Montage : Yoshiyasu HAMAMURA

Directeur artistique : Tatsuo HAMADA

Production : Shochiku Films Ltd.

 

 

 

Réalisateur
Yasujiro  OZU

Yasujiro OZU


Yasujiro Ozu est né en 1923 à Tokyo, mais passe la majeure partie de son enfance et adolescence à Matsusaka, près de Nagoya. Il y découvre le cinéma, en particulier le cinéma hollywoodien, pour lequel il se passionne. Il se rend alors régulièrement à Nagoya pour voir les films de Chaplin, Murnau, ou Lubitsch, qu’il considère rapidement comme son réalisateur préféré. En 1923, après avoir échoué à l’examen d’entrée de l’Ecole Supérieure de commerce de Kobe, Ozu se fait engagé comme assistant opérateur à la Sh?chiku Kinema. Rapidement, il devient assistant réalisateur et réalise son premier film Zange no yaiba (Le Sabre la Pénitence), pour lequel il travaille avec le scénariste Kôgo Noda, marquant ainsi le début d’une longue et fructueuse collaboration. Mais la guerre civile ayant éclatée, Ozu est incorporé dans l’armée japonaise et se voit dans l’impossibilité de finir son film.

 

De retour de la guerre, il se lance pleinement dans la réalisation de films, gardant souvent la même équipe technique ainsi que les mêmes acteurs. Influencé par le modèle américain et le cinéma européen, il débute sa carrière par des comédies, genre dans lequel il excelle (Kabocha (La Citrouille), 1928). Très vite, son style devient de plus en plus personnel (Kaishain Seikatsu, (La vie d’un employé de bureau), 1929), même si les influences américaines sont toujours fortement présentes. De manière subtile, Ozu parvient à diffuser un message contestataire à travers ses comédies sociales, comme dans (Tokyo no gassho (Chœur de Tokyo), 1931) qui porte sur un fonctionnaire qui sombre dans la misère. Bien que le cinéma soit devenu parlant, Ozu préfère tourner des films muets, et fait du rapport entre les parents et les enfants son thème de prédilection. Au fil des années, il parvient à se libérer de ses influences occidentales : son style de mise en scène s’affine et devient de plus en plus dépouillé. Il préfère un cinéma essentiellement composé de longs plans fixes aux mouvements d’appareils et aux effets de montage, et choisit de filmer à la hauteur de ses personnages, comme dans (Otona no miru ehon umarete wa mita keredo (Gosses de Tokyo), 1932).

 

C’est en 1935 qu’il se lance finalement dans le parlant, et propose ainsi Hitori musuko (Le fils unique) en 1936. L’année suivante, il est mobilisé par l’armée et sert durant plusieurs mois en Chine. Il réussit cependant à réaliser Todake no kyodai (Les Frères et sœur Toda) en 1941, qui rencontre un grand succès auprès du public. En 1943, on lui confie la réalisation d’un film de propagande à Singapour, pour lequel il ne tourne que quelques plans car la capitulation est inévitable. Il est fait prisonnier à Singapour et ne pourra rentrer au Japon qu’en 1946. A son retour, il revient sur le devant de la scène avec entre autre Nagaya Shinshiroku (Récits d’un propriétaire, 1948), puis en 1949 avec Banshun (Printemps tardif). Ce film marque « une renaissance » du cinéaste, considéré par beaucoup comme une œuvre parfaite, puisqu’Ozu parvient à faire un film épuré dans lequel il saisit avec justesse les détails qui constitue la vie quotidienne. Surtout, Printemps tardif lui permettra d’acquérir une certaine réputation internationale.

 

Jusqu’en 1963, Ozu réalise une série de films qui témoigne de sa sensibilité et de sa mise en scène formelle et poétique, dont Tokyo monogatari (Voyage à Tokyo, 1953), que l’on situe parmi ses chefs d’œuvre. En 1958, Ozu tourne son premier film en couleurs,  Higanbana (Fleurs d’équinoxe), et décide de poursuivre cette expérience pour ses derniers films : Ohayo (Bonjour, 1959), Ukikusa (Herbes flottantes, 1959), Akibiyori (Fin d’automne, 1960), Kohayagawake no aki (Dernier caprice, 1961) et Sanma no aji (Le goût du saké, 1962). Dans ces dernières œuvres empruntes de mélancolie, qui ont contribué au succès planétaire du cinéaste, Ozu s’attache à mettre en évidence la destruction du système familial japonais face à l’évolution des mœurs.

Il meurt en 1963, laissant derrière lui une filmographie remarquable, qui a fait de lui l’un des cinéastes japonais les plus admirés. Par ses intrigues simples et sa mise en scène d’une extrême sobriété, Ozu a su capté l’essence même de ses sujets, renouant ainsi avec une longue tradition artistique japonaise.


FILMOGRAPHIE SELECTIVE :

 

 

COFFRET OZU - VOLUME 1
PRODUIT ÉPUISÉ

COFFRET OZU VOLUME 1

4 DVD 9 – NOUVEAUX MASTERS RESTAURÉS
Format 1.37 respecté - 4/3 - N&B
Intertitres Japonais / Versions Originales
Sous-Titres Français

DVD 1 : OU SONT LES RÊVES DE JEUNESSE ? + UNE FEMME DE TOKYO
Supplément : Court-métrage : Kagamijishi (24 mn)
Ozu capte la danse du lion lors d’une représentation théâtrale.

DVD 2 : HISTOIRE D'HERBES FLOTTANTES + RÉCIT D'UN PROPRIÉTAIRE
Supplément : Court-métrage : Un garçon honnête (14 mn)
Un garçon se lie d’amitié avec son kidnappeur.

DVD 3 : PRINTEMPS TARDIF
Supplément : Conversations sur Ozu (80 mn)
Un documentaire porté par la réflexion de grands cinéastes tels que Paul Schrader, Wim Wenders, Aki Kaurismäki, Claire Denis, Stanley Kwan, Lindsay Anderson et Hou Hsiao-hsien.

DVD 4 : CRÉPUSCULE À TOKYO
Supplément : Court-métrage : Amis de combat (15 mn)
La vie de deux amis colocataires.
Figures : Trains et voitures
(10 mn). D’hier à aujourd’hui, un parallèle sur les trains et les voitures, éléments récurrents dans la filmographie d’Ozu.

INCLUS UN LIVRET (32 PAGES) INÉDIT

 

 

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Ranvir

about Hollywood of the silent and early sound era. In the colticleon's epilogue, which she titled "Why I Will Never Write My Memoirs," she noted that she was one of those "Midwesterners born in the Bible Belt of Anglo-Saxon farmers who prayed in the parlor and practiced incest in the barn. And, although our sexual education had been conducted by the elite of Paris, London, and New York, our pleasure was restricted by the inbred shackles of sin and guilt. Thus at the same time our reputation for immorality excluded us from the parties of respectable Hollywood, which devoted itself to presenting a picture of moral beauty to the world, our reputation for sudden attacks of puritanism excluded us from the delights of the carefully arranged parties that ended for us after lunch or dinner when we were dismissed with a firm goodbye."Of Goulding specifically she wrote, "In June 1977 when Kevin Brownlow went to Hollywood to interview old filmmakers for the Thames TV series on silent pictures, I asked him to question them about Eddie Goulding. Two weeks later he reported that no one would talk about Goulding. His name evokes a vision of sex without sin which paralyzes the guilty mind of Hollywood. All for love he directed his sexual events with the same attention he gave the directing of films. His clients might be the British aristocracy, bankers, or corporation executives. His call girls might be waitresses or movie stars. During a thirty-eight year career he touched the lives of many people who subsequently withdrew from his name."Goulding's biographer, , tells the same story.

Ranvir

about Hollywood of the silent and early sound era. In the colticleon's epilogue, which she titled "Why I Will Never Write My Memoirs," she noted that she was one of those "Midwesterners born in the Bible Belt of Anglo-Saxon farmers who prayed in the parlor and practiced incest in the barn. And, although our sexual education had been conducted by the elite of Paris, London, and New York, our pleasure was restricted by the inbred shackles of sin and guilt. Thus at the same time our reputation for immorality excluded us from the parties of respectable Hollywood, which devoted itself to presenting a picture of moral beauty to the world, our reputation for sudden attacks of puritanism excluded us from the delights of the carefully arranged parties that ended for us after lunch or dinner when we were dismissed with a firm goodbye."Of Goulding specifically she wrote, "In June 1977 when Kevin Brownlow went to Hollywood to interview old filmmakers for the Thames TV series on silent pictures, I asked him to question them about Eddie Goulding. Two weeks later he reported that no one would talk about Goulding. His name evokes a vision of sex without sin which paralyzes the guilty mind of Hollywood. All for love he directed his sexual events with the same attention he gave the directing of films. His clients might be the British aristocracy, bankers, or corporation executives. His call girls might be waitresses or movie stars. During a thirty-eight year career he touched the lives of many people who subsequently withdrew from his name."Goulding's biographer, , tells the same story.

Ranvir

about Hollywood of the silent and early sound era. In the colticleon's epilogue, which she titled "Why I Will Never Write My Memoirs," she noted that she was one of those "Midwesterners born in the Bible Belt of Anglo-Saxon farmers who prayed in the parlor and practiced incest in the barn. And, although our sexual education had been conducted by the elite of Paris, London, and New York, our pleasure was restricted by the inbred shackles of sin and guilt. Thus at the same time our reputation for immorality excluded us from the parties of respectable Hollywood, which devoted itself to presenting a picture of moral beauty to the world, our reputation for sudden attacks of puritanism excluded us from the delights of the carefully arranged parties that ended for us after lunch or dinner when we were dismissed with a firm goodbye."Of Goulding specifically she wrote, "In June 1977 when Kevin Brownlow went to Hollywood to interview old filmmakers for the Thames TV series on silent pictures, I asked him to question them about Eddie Goulding. Two weeks later he reported that no one would talk about Goulding. His name evokes a vision of sex without sin which paralyzes the guilty mind of Hollywood. All for love he directed his sexual events with the same attention he gave the directing of films. His clients might be the British aristocracy, bankers, or corporation executives. His call girls might be waitresses or movie stars. During a thirty-eight year career he touched the lives of many people who subsequently withdrew from his name."Goulding's biographer, , tells the same story.

 

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