FILLE DES MARAIS, LA

FILLE DES MARAIS, LA
(Das Mädchen vom Moorhof)

Un film de Douglas SIRK | Drame | Allemagne | 1935 | 78mn

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En se rendant à la foire aux servantes du village, Karsten Dittmar assiste à une scène bien singulière : au tribunal a lieu le procès d’Helga Christmann, de la ferme du marais, qui supplie son ancien employeur de reconnaître l’enfant qu'elle porte. Bouleversé par la sincérité d’Helga face à la foule moqueuse, Karsten l’engage comme servante dans sa ferme…

Adapté d’une nouvelle de l'écrivain suédois Selma Lagerlöf, La Fille des marais est le premier grand mélodrame de Detlef Sierck. S’employant à décrire les conventions aliénantes, les mentalités xénophobes et la mesquinerie latente de l’Allemagne rurale, le film annonce la critique sociale de Tout ce que le ciel permet. Une exaltation de l’homme et de sa tragédie morale.

Réalisation : Detlef SIERCK

Scénario : Lothar M. MAYRING, d'après la nouvelle de Selma LAGERLÖF

Avec : HansiI KNOTECK, Ellen FRANK, Kurt FISCHER-FEHLING, Friedrich KAYSSLER, Theodor LOOS, Jeannette BETHGE

Musique : Hans-Otto BORGMANN

Directeur de la photographie : Willi WINTERSTEIN

Décors : C. L. KIRMSE

Producteur : Peter Paul BRAUER

Production : UFA

 

 

 

Réalisateur
Douglas  SIRK

Douglas SIRK


Né en 1897 à Hambourg, Hans Detlef Sierck passe son enfance au Danemark, puis revient en Allemagne à l’adolescence. Il y fait des études de droit, de philosophie et d’histoire de l’art, qu’il parvient à financer grâce à un emploi au Théâtre de Hambourg. Rapidement, il abandonne ses études pour le théâtre au début des années vingt, et commence une carrière de metteur en scène prometteuse. Ses positions fortement critiquées face à la montée du nazisme, chacun de ses projets se révèlent curieusement compliqués à réaliser, ce qui le pousse à abandonner le théâtre et à accepter un poste à la UFA en 1934.


Après plusieurs courts métrages, il réalise en 1935 son premier long métrage, April April, une comédie burlesque, suivi de près par Das Mädchen vom Moorhof (La Fille des Marais), son premier grand mélodrame. En 1936, il est nommé producteur et metteur en scène du théâtre de Berlin, mais poursuit en parallèle sa carrière de cinéaste avec le film musical et en costumes Das hofkonzert (La chanson du souvenir). L’année suivante, il réalise les deux films les plus importants de sa carrière allemande, assurant définitivement sa renommée, Zu neuen Ufern (Paramatta, bagne de femmes) et La Habanera. Cette même année, bien que débordant de projets et de propositions venant du IIIe Reich, Sierck décide de rompre son contrat avec la UFA et de quitter l’Allemagne nazie pour l’Italie, puis la Suisse. Durant son séjour, il tourne Accord final pour un producteur indépendant, qu’il signe I.R. Bay pour éviter les démêlés judiciaires. Après un passage à Rotterdam où il met en scène Boefje, il part pour les Etats Unis en 1939 et s’installe dans une ferme jusqu’en 1943. Ayant changé son nom en Douglas Sirk, sa carrière cinématographique américaine débute avec le projet indépendant Hitler’s Madman, qui lui vaut d’être remarqué par Hollywood et de pouvoir signer des projets personnels. Il signe ainsi Summer Storm (L’aveu, 1944), A Scandal in Paris (Scandale à Paris, 1946) et Lured (Des filles disparaissent, 1947), dont on met en évidence le caractère européen, puisque que chacun d’entre eux se déroulent sur le Vieux Continent.


À partir de 1950, Sirk entame sa période la plus prolifique de son parcours chez Universal. Le cinéaste réalise une trilogie de comédies axées sur le couple dont No Room for the Groom (1952), suivie d’une deuxième plus nostalgique et musicale, sur la vie en province, qui révèle son talent de coloriste. En 1953, il marque ses débuts dans le mélodrame avec All I Desire, genre dont il ne tarde pas à devenir le maître. En effet, à l’exception du film d’aventure Captain Lightfoot (Capitaine Mystère) tous ses films suivants appartiennent au genre du mélodrame, dans lequel il se démarque en assimilant les bouleversements de ses personnages aux couleurs présentes dans ses films, et par l’emploi symbolique des décors. Si ses films ne sont pas reconnus par la critique, Magnificent Obsession (Le Secret Magnifique, 1954), Imitation of Life (Le Mirage de la vie, 1959), All That Heaven Allows (Tout ce que le ciel permet, 1954) permettent au cinéaste de conquérir les faveurs du public. Il parvient à mener l’émotion des spectateurs au sommet grâce à ses personnages victimes de la fatalité, aliénés, mais qui n’abandonnent jamais car chez Sirk, tout est possible.

À la fin des années cinquante, il est contraint d’abandonner plusieurs projets en raison de son état de santé. Il s’installe en Suisse, où il reprend la mise en scène pour le théâtre et quelques courts métrages, dont un qu’il codirige avec Rainer Werner Fassbinder. Il décède en 1987, période à laquelle ses contemporains et critiques redécouvrent son œuvre qu’ils situent désormais parmi les classiques hollywoodiens.


Cinéaste américain d’origine allemande, Sirk a tenté tout au long de sa carrière d’apporter une touche personnelle aux films que les majors lui imposaient. Ayant de cette manière réussi à imprimer sa signature singulière à ses films, il est aujourd’hui avant tout considéré comme un coloriste délicat et un cinéaste qui a amené une délicate stylisation significative au genre du mélodrame.

 

FILMOGRAPHIE SELECTIVE


 

 

COFFRET SIRK PARTIE 3

COFFRET DOUGLAS SIRK, PARTIE 3

3 DVD 9 – NOUVEAUX MASTERS RESTAURÉS

Versions Originales

Sous-Titres Français

Format 1.33 respecté – 4/3 – N&B

Durée des Films :

78 mn / 78 mn / 98 mn / 93 mn


SUPPLÉMENTS

DVD 1 - La Fille des Marais - Les Piliers de la Société
. À PROPOS DE LA FILLE DES MARAIS (4 mn)
. À PROPOS DES PILIERS DE LA SOCIÉTÉ (5 mn)

DVD 2 - Paramatta, bagne de femmes
. À PROPOS DE PARAMATTA, BAGNE DE FEMMES (11 mn)
. DOUGLAS SIRK RACONTE : ZARAH LEANDER ET PARAMATTA (28 mn)
Le cinéaste revient sur la genèse de Paramatta et sur le choix risqué de Zarah Leander, chanteuse suédoise au physique majestueux, qui allait ainsi devenir une immense vedette.

DVD 3 - La Habanera
. À PROPOS DE LA HABANERA (9 mn)
. CONFINEMENT ET NOSTALGIE (17 mn)
De la gravité tragique de la mer au pouvoir nostalgique du chant, les grandes thématiques présentes dans La Habanera résonnent avec des scènes clés d’autres films d’époque.
. BANDE-ANNONCE

34,99 €

 

 

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