Sortie en salles le 16 juillet 2008
Sur un canevas hitchcockien, Norman Jewison réalise un classique du film de braquage, souvent imité à travers de nombreux remakes et variations, mais rarement égalé. Le charme imparable de Steve McQueen, l’énergie folle de Faye Dunaway, le suspense tissé par la magnifique partition de Michel Legrand et l’audace formelle de la mise en scène de Jewison en font une œuvre de perfection. Outre le fait d’être un brillant thriller, L’Affaire Thomas Crown a marqué les esprits par ses nombreux morceaux de bravoure : la scène du braquage, la première utilisation du split-screen dans un film de fiction, la plus longue séquence de baiser de l’histoire du cinéma, et une partie d’échecs inoubliable dont la force d’évocation érotique n’a d’égale que la complicité sensuelle cultivée par Steve McQueen et Faye Dunaway tout au long de ce chef-d’œuvre.
UNE MUSIQUE TRÈS ORIGINALE
Lorsque Norman Jewison demande à Michel Legrand de composer la bande originale de L’Affaire Thomas Crown, il lui montre un premier montage du film qui fait plus de cinq heures. Le compositeur a alors une idée lumineuse : il demande l’autorisation de concevoir, seul, la musique sans se soucier de la construction du film. Jewison accepte le pari et part en vacances. Quelques semaines plus tard, il retrouve Legrand qui lui soumet une partition d’une heure quarante. Le cinéaste est stupéfait du résultat : il remonte intégralement son film en fonction de la musique et lui donne ainsi un rythme prononcé. En 1969, L’Affaire Thomas Crown et Michel Legrand reçoivent l’Oscar® de la meilleure bande originale. La chanson de Noel Harrison, « The Windmills of your mind », connaît également un important succès.