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DE LA VIE DES MARIONNETTES

(Aus dem Leben der Marionetten)

Un film de Ingmar BERGMAN | Drame | Suède/RFA | 1980 | 104mn | Couleurs et N&B | 1.66

Une nuit, Peter Egerman, petit bourgeois respectable, commet un crime particulièrement sordide sur une prostituée. Mogens Jensens, psychiatre et ami de l’assassin, est chargé du dossier d’expertise. Quelques semaines auparavant, Peter lui avait avoué nourrir des pulsions meurtrières à l’égard de sa femme, Katarina. À travers les témoignages de ses proches et des moments saisis avant et après le drame, le film tente de comprendre les raisons de son passage à l’acte…
Au cinéma le 24 octobre 2018 en version restaurée inédite dans le cadre de la rétrospective Ingmar Bergman partie 3
En parallèle de la rétrospective à la Cinémathèque française du 19 septembre au 11 novembre 2018
 

Parti s’installer à Munich en 1976 suite à des problèmes avec la justice, De la vie des marionnettes est l’unique long-métrage que Bergman tourne en langue allemande avec des acteurs allemands. Tout le génie du cinéaste suédois se retrouve dans l’impressionnante scène d’ouverture : d’abord dominé par la couleur rouge – symbole de la vie, de la passion –, le film passe abruptement au noir et blanc suite au crime commis par Peter. Bergman fait ici un choix de mise en scène radical et audacieux : De la vie des marionnettes est une merveille de construction filmique mêlant différentes strates temporelles – avant, pendant et après le meurtre – alternant entre la confession face caméra, la reconstitution « classique » des événements, le tout enveloppé par une voix off. Ce film a des allures de puzzle psychanalytique : pièce après pièce, Bergman essaie de mieux cerner la personnalité du tueur. Mais est-il seulement possible de rentrer dans la psyché d’un assassin et de trouver la raison qui l’a poussé à commettre cet acte ? Comptant parmi les œuvres préférées de Bergman, De la vie des marionnettes est une brillante variation sur l’échec du couple et le sentiment de mal-être chronique, où semblent résonner toutes les angoisses existentielles du maître suédois.

Réalisation : Ingmar BERGMAN
Scénario : Ingmar BERGMAN
Avec : Robert ATZORN, Christine BUCHEGGER & Martin BENRATH
Musique : Rolf WILHELM
Montage : Petra VON OELFFEN
Directeur de la photographie : Sven NYKVIST
Décors : Rolf ZEHETBAUER

Producteurs : Ingmar BERGMAN, Horst WENDLANDT, Helmut RASP

 

        
        
Réalisateur
Rainer Werner FASSBINDER

Ingmar BERGMAN


Auteur d’une cinquantaine de longs-métrages réalisés entre 1946 et 2003, Ingmar Bergman occupe une place essentielle dans le patrimoine cinématographique mondial. Influencé aussi bien par le cinéma français des années 1930 que par le néoréalisme italien ou le romantisme allemand, le « magicien du Nord » n’a eu de cesse d’autopsier les rapports familiaux et amoureux, dévoilant ainsi sa passion pour les femmes – et les actrices – mais aussi sa lucidité face à la vie de couple et à la famille. Cette rétrospective en sept films propose de (re)découvrir une oeuvre protéiforme, parfois onirique (Le Septième Sceau, La Source), parfois légère (Sourires d’une nuit d’été), souvent tragique (Scènes de la vie conjugale, Sonate d’automne) où Bergman se révèle un formidable peintre des visages. Plus de six ans après la mort du cinéaste, son oeuvre reste indéniablement une référence majeure pour de nombreuses générations de réalisateurs, de Woody Allen à Pedro Almodóvar, de Philippe Garrel à Arnaud Desplechin en passant par Asghar Farhadi.